Les soins aux patientes

Les soins aux patientes

Les activités de soins concernent aussi bien les consultations en ambulatoire, les accueils en urgence que les interventions chirurgicales programmées et les soins en hospitalisation.

 En ambulatoire, le service est assuré :

  • tous les jours ouvrables, dans l’unité des «Soins spéciaux » au Bloc C (bloc des consultations), pour un certain nombre d’actes: les colposcopies, les biopsies cervicales et utérines, les tests post-coïtaux, les   hystérosalpingographies, les frottis vaginaux, etc… ;
  • les lundis, mercredis et vendredis pour l’obstétrique, et le mardi et le jeudi pour la gynécologie ;
  • tous les jours de la semaine pour toutes les urgences gynécologiques et obstétricales.

 La mise en observation ainsi que l’hospitalisation des malades s’effectuent :

  • en salle d’accouchement pour certaines situations de haut risque obstétrical en observation de courte durée ;
  • dans la salle de soins intensifs du Département (PIGO) pour les situations de haut risque obstétrical ou gynécologique en observation prolongée ;
  • dans les salles d’hospitalisation

Pour l’équipe médicale, la journée de soins débute par une réunion du staff  de 30 minutes (lundi, mercredi et vendredi en plénière du département, et mardi, jeudi et samedi en équipe restreinte des services et unités respectifs). Au cours de cette réunion sont présentés et discutés les cas prééminents reçus à la garde ainsi que ceux d’hospitalisation.


L' ENSEIGNEMENT

 Le Département de Gynécologie et Obstétrique des CUK est d’abord impliqué dans l’organisation de l’enseignement undergraduate (cours d’Obstétrique en 1er doctorat, et de gynécologie en 2ème doctorat + Physiologie de la Reproduction en 3ème Graduat). Le contenu de ces enseignements assurés de façon modulaire par plusieurs enseignants du département a fait l’objet d’une harmonisation qu’on retrouve dans l’édition de notes unifiées sous forme de syllabus de gynécologie et d’obstétrique. Ces syllabus représentent les vues officielles du Département et comportent la base de connaissances exigibles à tout médecin généraliste désireux de s’inscrire à la spécialisation dans cette discipline.

La venue de ces documents permet de limiter au strict nécessaire les discussions théoriques lors des différentes réunions scientifiques, en même temps qu’elle offre l’occasion de voir l’horaire des enseignements mieux respecté par tous.

Par ailleurs, le Département est en train de confectionner un document qui répertorie les attitudes tant cognitives que pratiques attendues de l’étudiant finaliste en stage au sein du Département.

Un autre type d’enseignement assuré par le Département est celui des années de spécialisation, avec le programme ci-après : voir Programme post-graduate du Département de Gynécologie et Obstétrique. A cela, il faut ajouter les séminaires et ateliers.


LA RECHERCHE

En dehors des cas cliniques qui relève de l’initiative des médecins qui font l’expérience des cas concernés, l’initiation de la recherche dans le Département de Gynécologie et Obstétrique des CUK procède de la manière suivante :

  • Discussions préliminaires entre chercheurs en vue de préparer un projet de recherche ;
  • Présentation et défense du projet par l’investigateur principal devant le staff départemental qui en assure le tutorat scientifique (y compris statistique) et éthique ;
  • Soumission du projet à l’une des commissions éthiques de notre faculté (Ecole de Santé Publique, Commission Permanente des Mémoires et Thèses).

Actuellement, l’essentiel de la recherche dans le Département couvre des matières ayant trait à la Médecine de la Reproduction, en Oncologie, en en Gynécologie Générale et qui sous-tendent souvent soit un mémoire de fin de cycle, soit un mémoire de fin de spécialisation, soit encore une thèse. Il n’existe cependant aucune limitation de domaines de recherche, et tous sont encouragés à s’engager dans des études où la multidisciplinarité est de mise. C’est dans ce contexte qu’il peut être rappelé de ne pas négliger les possibilités immenses de collaboration à établir avec des disciplines comme la Médecine physique et la médecine Psychosomatique.

Etant donné que le Département de Gynécologie et Obstétrique des Cliniques universitaires de Kinshasa tient désormais à rester en phase avec les priorités nationales en matière de Santé de la Reproduction, il se fait fort de rappeler ces dernières ci-dessous:

  • Réduction de la mortalité maternelle et périnatale et amélioration de la qualité de soins.
  • Malgré le fait que les accouchements assistés soient passés de 61% en 2001 à 74 % en 2007 en RD Congo, la réduction de la morbidité et mortalité maternelle et infantile telle que définie parmi les OMD demeure hypothétique dans notre pays. Le taux de mortalité maternelle est passé d’une moyenne nationale de 870 pour 100.000 NV en 1995 à 1289 pour 100.000NV en 2001, ce qui dénote que l’assistance qualifiée à l’accouchement et la mise en œuvre des soins obstétricaux et néonatals d’urgence ne se sont pas faites dans les conditions requises. Par ailleurs, en 2001, le taux de mortalité néonatale et périnatale étaient estimés respectivement à 42/1000 et 80/1000.
  • Promotion de la contraception en vue de réduire le taux d’avortements à risque et assurer une maternité à moindre risque
  • La prévalence contraceptive a reculé en RDC, puisqu’elle est passée de 15 % en 1990 à 5,7 % en 2007, et les avortements provoqués, souvent mortels, affectent 30 % des adolescentes. Or, selon les données scientifiques, la planification familiale, si elle est bien conduite et accessible à tous, en particulier aux jeunes et aux adolescentes, peut contribuer pour 30% à la réduction de la mortalité maternelle. L’accès à la contraception constitue également un droit en matière de santé reproductive. Il s’agit de rendre accessibles à tous des méthodes contraceptives pour prévenir les grossesses précoces, nombreuses et/ou non désirées.
  • Prévention et prise en charge des IST (y compris le VIH) ainsi que leurs complications à long terme, telle que l’infertilité
  • Bien que l’on assiste à une croissance démographique déjà disproportionnée par rapport aux conditions socioéconomiques de l’ensemble de la population du pays, la RDC connaît une prévalence d’infertilité de 5-10%. Des études des chercheurs des Cliniques universitaires de Kinshasa ont montré que cette infertilité est surtout d’origine tubaire, suite aux IST en général et aux chlamydiae en particulier. Et ces infections pourraient bien, en plus, provoquer une réduction de la réserve ovarienne des femmes concernées. Quant au VIH, sa prévalence chez les femmes enceintes est estimée à 4,6% en 2004, avec des pointes à Goma (5,1%), à Matadi (6,1%) et Lubumbashi (6,6%). La prévalence nationale de VIH en 2007 a été estimée à 1,3% (tous les sexes confondus), avec un ratio d’infection femme/homme de 1,78, une faible proportion de femmes enceintes ayant bénéficié de la prophylaxie antirétrovirale (1,6 %). La transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant est estimée à 30% (PNLS) à partir des données de routine. Par ailleurs, la sécurité transfusionnelle ne couvre que 5 % des besoins.
  • Prévention, dépistage et prise en charge des affections non transmissibles (cancers génitaux, cancer du sein) et les troubles métaboliques susceptibles d’augmenter la morbidité du 3è âge (défavorable au genre)
  • Il n’existe pas de statistiques nationales pour donner une idée de l’importance du problème, mais l’on doit souligner les données des études hospitalières parcellaires qui révèlent un diagnostic souvent tardif et une prise en charge difficile. Le cancer du col occupe le premier rang parmi les cancers féminins dans notre pays. Or des preuves scientifiques montrent qu’il est possible, non seulement de le prévenir (vaccination), mais aussi de le dépister précocement et ainsi de le guérir à peu de frais (cryothérapie, électro résection à l’anse diathermique, conisation à froid, hystérectomie). Ceci devrait donc constituer la voie de prédilection pour les pays à faibles ressources comme la RDC. Quant au cancer du sein qui se situe au deuxième rang, il a aussi une mortalité fort élevée en raison de sa découverte tardive, ce qui représente un grand défi pour les prestataires qui doivent améliorer sa détection et son traitement précoce.
  • Soutenir l’effort national à la lutte contre les méfaits des violences faites aux femmes et aux autres pratiques néfastes liées au sexe
  • Parmi les pratiques sexuelles de notre milieu figure en bonne place l’usage des plantes médicinales en intravaginal, soit pour améliorer les performances sexuelles, soit pour combattre des prétendues infections vaginales. Or, des études préliminaires dans ce même milieu révèlent que ces plantes pourraient constituer des toxiques pour les spermatozoïdes, ce qui devrait ajouter à l’hypothèque sur la fertilité des couples.